Pratiques, attractifs et souvent synonymes de gourmandise, les gâteaux et biscuits industriels cachent pourtant un revers bien moins appétissant. Selon une enquête approfondie menée par 60 Millions de consommateurs, certains produits renferment un cocktail peu enviable de sucres ajoutés, graisses saturées et additifs chimiques, avec des effets potentiellement nocifs sur la santé à long terme.
Des calories vides et des additifs en excès
L’étude a passé au crible 24 références — grandes marques comme Kinder, LU, Bonne Maman ou Milka, mais aussi marques distributeurs — en se basant sur la composition, la teneur en sucres et graisses saturées, ainsi que le nombre et la nature des additifs. Verdict : ces douceurs sont souvent de véritables bombes caloriques.
En moyenne, deux biscuits peuvent apporter jusqu’à 14 g de sucre, soit près d’un tiers de l’apport journalier recommandé par l’OMS. Côté additifs, certains gâteaux en contiennent plus de neuf, avec un « effet cocktail » encore mal évalué par les scientifiques.
En tête des moins recommandables :
- Doodingues à la fraise (Casino) : un seul biscuit contient 23 g de sucre.
- Choco Pépites (Milka) : taux de sel élevé.
- Sablés chocolat au lait (Bonne Maman) et Granola (LU) : taux préoccupants d’acides gras saturés.
- Kinder Délice, Lulu L’ourson et Goûter fraise cœur fondant P’tit Déli : forte teneur en additifs.
Les « moins pires » du rayon
Deux références se distinguent par une composition plus raisonnable :
- Biscuits moelleux chocolat noix (Gerblé) : Nutri-Score B, note 13/20.
- Biscuits nappés chocolat noir Bio Village (Marque Repère) : Nutri-Score E, note 12/20.
Ils restent à consommer avec modération, mais offrent une alternative légèrement plus équilibrée.
Ce qu’il faut surveiller sur l’étiquette
Pour faire un meilleur choix, quelques règles simples :
- Privilégier une liste courte avec des ingrédients de base (farine, œufs, beurre, sucre).
- Éviter le sirop de glucose-fructose, qui fait grimper la glycémie et favorise les fringales.
- Côté matières grasses, préférer le beurre ou l’huile de colza à l’huile de palme (riche en acide palmitique) ou à l’huile de tournesol (trop d’oméga-6).
- Miser sur la farine complète ou un mélange de céréales (seigle, orge, avoine) pour plus de fibres et de minéraux.
Les additifs qui posent question
Certains additifs restent tolérés, comme la pectine ou la gomme de caroube, mais d’autres sont plus controversés :
- Colorants artificiels : soupçonnés de favoriser l’hyperactivité chez l’enfant.
- Émulsifiants : impact possible sur le microbiote intestinal.
- Phosphates : peuvent favoriser la perte de calcium, un risque particulier pour les plus jeunes.
L’ANSES rappelle d’ailleurs que 60 % des enfants de 8 à 12 ans consomment trop de sucre, le goûter étant la principale source.
Un plaidoyer pour le fait maison
Face à ces constats, difficile de ne pas réhabiliter le fait maison : quelques ingrédients simples, une recette basique, et l’assurance d’éviter les pièges des formulations industrielles. En prime, préparer ses propres biscuits permet de contrôler la quantité de sucre, de choisir des matières grasses de qualité et… de parfumer la maison d’une odeur bien plus alléchante que celle d’un emballage plastique.
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